« Je n'ai pas encore vu un homme qui aimât la vertu autant qu'on aime une belle apparence. »Confucius

« Je n'ai pas encore vu un homme qui aimât la vertu autant qu'on aime une belle apparence. »Confucius
Listen to Waking the Demon


Je me présente, je m'appelle Hope Parker. Je suis agée de 17 ans et demie. Et pour moi la vie est plus que parfaite. J'habite à Forks un petit bled paumé, près de Phoenix. Personnellement je trouve cet endroit ringard et sans interêt. Qui est le pauvre abruti qui a eu l'idée d'inventer cette ville ? Elle ne sert à rien.
Sinon revenons à moi, je suis en seconde année au Lycée. Et je suis la fille la plus populaire. Tous les garçons, que ce soit un matheu, un gothique, un footballeur, me demandent de sortir avec eux. J'ai au moins dix demandes par jour. Mine de rien, ce lycée est quand même bondé. Nous sommes en tout 3 000 élèves. Bien entendu le lycée de Forks réuni tous les jeunes des autres coins paumés des alentours. Et sur les 3 000 élèves je suis la plus populaire et enviée de tous. Les filles veulent me ressembler, les garçons me veulent dans leurs pieux. Que demander de plus ?


Si seulement je savais ...

# Posté le vendredi 02 mai 2008 12:12

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 05:47

« La popularité est un rasoir entre les mains d'un enfant. »Charles Joseph de Ligne

« La popularité est un rasoir entre les mains d'un enfant. »Charles Joseph de Ligne
Listen to Popular


Du sang... Du sang coule entre mes mains. J'ai froid, ma peau est blanche et glacée. Tout ce sang entre mes mains, toute cette matière rouge m'enivre.

Dring Dring Dring

Je cherchai de la main d'où venait ce bruit stridant qui me tira sauvagement de ce cauchemard. J'ouvris un oeil puis l'autre et attrapai mon réveil qui m'annonça six heure et demie. Je l'arrêtai et le reposai avec toute la délicatesse dont une adolescente peut faire preuve lorsqu'elle se réveille. Je me lèvai et me dirigeai dans mon deuxième chez moi : la salle de bain. Je passai la plupart de ma matiné enfermée dedans. Il me fallait au moins une demie heure de douche, une demie heure pour m'habiller, me coiffer et me maquiller. Et la derniere demie heure je déjeunai.
Je rentrai dans la douche et laissai couler l'eau chaude le long de mon corps pour être sure d'être bien réveillée par la suite. Cette sensation de bien être, de chaleur me rappellai ce mauvais rêve. Ce ne fus pas la première fois que je faisais ce rêve bien au contraire, et ce n'était certainement pas la dernière fois non plus. Simplement tout cela me paraissait normale. Après une demie heure sous la douche, je tendis le bras et attrapai ma serviette chaude posée sur le radiateur. Je l'enroulai autour de moi, comme un enfant entoure de ses bras sa peluche les soir d'orages. Je me séchai promptement et enfilai mes vêtements soigneusement préparés la vieille. Jean taille basse, et sweet rose décolté, rien de plus banal pour une fille comme moi. Je me coiffai mes cheveux noirs retombèrent mouillés sur mes épaules. Ils étaient naturellement lisses et soyeux. La nature avait bien fait les choses. Je me mis du fond de teint, du gloss, du crayon noir, du mascara et c'était parfait. Tous les jours je recommençais les mêmes rituels.
Je rangeai la salle de bain, ouvrit la fenêtre pour enlever la buée qui était devenue maître. Retournant dans ma chambre,je ramaissai les affaires laisser à terre la vieille. J'ouvris les volets et la fenêtre. Le jour se levait à peine et comme la plupart du temps, le soleil n'était pas au rendez-vous. Voilà une raison de plus pour ne pas porter Forks dans mon coeur. Il fait toujours moche au moins 360 jours par an. Seulement cinq jours de soleil et encore je suis gentille. Utopie
Je fis mon lit comme tous les adolescents le font, c'est-à-dire n'importe comment. J'attrapai mon sac et descendis dans la cuisine. Ma mère était déjà partie travailler. Elle était avocate, l'une des plus grande à Phoenix. A Forks, tout le monde la connaissait. C'était une femme admirable, douce et gentille. Elle travaillait beaucoup, je ne la voyait que très rarement. La plupart du temps elle restait à Phoenix pour causes d'affaires en cours ou X raisons.
Je déjeunai mis mes chaussures roses assorties à mon haut. J'enfilai ma doudoune blanche, attrapai mon sac, mes clefs de voiture et sortis sous la pluie.
Je possédai une Cadillac CTS V, je l'avais eu pour mes seize ans. J'entrai dedans et posais mon sac sur le côté passager. Je m'attachai et démarrai en balayant les goûtes de pluies, tombées durant la nuit, à coup d'essuis glaces. Je me regardai une dernière fois dans le rétro. Mon maquillage n'avait pas coulé : PARFAIT ! . Seul mes cheveux étaient encore humides. Ignorant ce qu'il allait se passer cela me paraissait encore important.
Je démarrai donc et m'engageai dans la rue déserte à cette heure-ci. Je parcourus le trajet habituel. Ordinairement rien ne pouvait géner mon parcours de chez moi au lycée. Depuis plus d'un an je parcourai ce trajet et jamais rien ne m'avait mise en retard. Hors mi ce jour là, quelque chose d'inhabituelle se produit. Ne jamais plus dire jamais...



Je conduisis comme à mon habitude prudement. Regardant de temps en temps derrière, sur les côtés et devant. Je ne dépassai jamais les 80 km/h. En ville la limitation de vitesse était de 50 km/h et je roulai à 70. La différence n'était pas si grande que ça et pourtant ... Mon téléphone se mit à sonner, je détournai le regard une fraction de seconde pour regarder mon sac d'où mon téléphone sonnait.

Hope : Oh zut c'est pas vrai.

Je me decidai de le laisser sonner. Je me remis à regarder devant moi mais tout ce qui suivi se passa très vite.
Un jeune homme traversa la route, pensant que j'allais m'arrêter. Mais rien, j'appuyai de toutes mes forces sur le frein. La pluie avait rendu la route glissante, les roues firent un bruit déconcertant. J'allais tuer quelqu'un. Tout serait de ma faute, après tout c'est moi qui ne regardait pas devant moi. Je tournai le volant vers la droite, pour éviter le jeune homme. Je sentis la voiture faire un tonneau et puis ...

Le Trou Noir



© Fiction-Twilight

# Posté le samedi 03 mai 2008 04:49

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 08:49

« Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant. »Bernard Fontenelle

 « Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant. »Bernard Fontenelle
Listen to All the Things She Said


Une odeur... Cette odeur de rêve, de mon rêve. Cette odeur enivrante, cette odeur allégeante. Cette odeur de sang. Elle devenait de plus en plus intence. De plus en plus puissante. Transportée par ce sentiment de bien être, j'ouvris les yeux. Je découvris un amat de gens autour de moi. Je ne compris rien. Je ne voyais que des silhouettes au dessus de moi. J'en déduis que j'étais allongée sur le sol mouillé. Mais pourquoi étais-je allongée ?

? : Elle se réveille !
?? : Elle est pleine de sang ! Appellez les pompiers !

Sang ? Mais de qui parlent-ils ? Ma vue n'était pas encore totalement revenue correctement. Que s'était-il passé ? J'essayai de m'asseoir sur le bitume mais l'on m'en empécha pretextant que j'étais mal en point. Pourtant je ne sentais rien, je n'avais mal nul part. Je sentais tous mes membres. Rien n'avait l'air cassé. Ma vue revenait peu à peu au fil du temps. Je commençais à voir les visages des gens, leurs traits. L'odeur enivrante du début se transforma en une odeur nauséabonde. Un arôme de brûler trônait de plus en plus dans l'air. Je décidai de m'asseoir, un homme m'aida. Autour de moi je n'entendais que des chuchottements, des murmures. Ce devait être les personnes qui m'entouraient qui parlaient. Je regardai tout autour de moi, assise j'allais surement avoir une meilleure idée de ce qui s'était produit. Des flammes, du feu... Une voiture était en feu : ma voiture. Elle était entrain de brûler, encastrée contre la façade d'une épicérie. Des morceaux de verres se trouvaient par terre, du sang également. Mon sang ? Le sang de quelqu'un d'autre ? Je n'en avais strictement aucunes idées. Tout ce qui m'entourait n'était qu'illusion, qu'utopie... Enfin c'est ce que j'esperai. J'aurais voulu être à la place de ces gens qui regardent ce qu'il s'est passé. Se demandant bien pourquoi ? Comment ? Mais malheureusement j'étais la victime de ce drâme.
Ne sachant que dire, ne sachant quoi faire, toujours un peu sonnée, quelqu'un hurla :

? : Un médecin ici ! Vite !

Un médecin, d'une trentaine d'année, s'agenouilla devant moi. Il était d'une étrange beauté. Il était aussi beau que moi je pouvais l'être. Les cheveux blonds, le teint pâle, les yeux ors. Il n'était pas comme les autres personnes. Soudain le son devint de plus en plus fort, il redevint normal à vrai dire.

Le médecin : Vous m'entendez ?

Je n'arrivai pas à parler, ou je ne le voulais peut être pas. Je le regardai, sans bouger, ne prononçant aucuns mots. Le médecin demanda aux gens autour de nous de s'écarter pour me laisser respirer. Toujours sans parler, j'essayai de me rappeller ce qu'il avait bien pu se passer pour que je sois dans cet état là. Fouillant dans ma mémoire à la recherche d'un petit indice, je ne quittai pas le docteur des yeux. La seule chose dont je me souvins s'était d'être sortie de chez moi et d'être rentrée dans ma voiture.

Le médecin : Tu t'appelles comment ma grande ?

Il me ramena dans la réalité en allumant une petite lampe torche devant mes yeux. Tout devint plus clair. J'entendais tout, je voyais tout. Les premières minutes que j'avais vécu étaient comme le jour de la naissance.
Je pus enfin parler, je pus enfin pleurer de frustration.

Hope : Que s'est-il passé ? Je suis morte c'est ça ?

Je sentis les larmes me montaient aux yeux. J'avais peut-être oublié ce qu'il s'était passé, mais je sais pourtant une chose : pour la première fois de ma vie, j'ai eu peur. Le médecin me sourit gentillement. Oscultant mes yeux, il m'expliqua qu'on m'avait retrouvée sur le sol, allongée et inconsciente, ma voiture en feu un peu plus loin. J'essayai encore une fois de me souvenir ce qui s'était passé. Mais rien, seulement un bruit déconcertant vint me casser les oreilles. Le médecin, inquiet, les examina. Il ne remarqua rien. Pour s'assurer que j'allais bien, que je n'avais pas perdu la mémoire il me demanda mon prénom, mon nom et ma date de naissance.

Hope : Hope Parker, je suis née le 15 juin 1992.
Le médecin : Ravi de te rencontrer, je suis le docteur Cullen.

Le docteur Cullen... Ce nom me disait vaguement quelque chose. Rien de bien précis mais son nom ne m'était pas inconnu. Il me dit que j'allais être amenée à l'hôpital pour quelques exams, pour s'assurer que je n'avais rien de grave. J'acceptai et deux pompiers m'installèrent dans le camion. Je regardai une nouvelle fois cette scène, allongée sur un brancard. Ce feu, cette voiture, ce sang... Je n'avais pourtant rien ... Si c'était moi qui était au volant alors ... Avais-je tué quelqu'un ? Cette idée me fit trésaillir et frémir. J'aurais plutôt préférée ne rien voir de tout cela, et restée endormie. Mais malheureusement la vie en a voulu autrement. Le docteur Cullen monta avec moi derrière et me souria comme pour me rassurer. Ils refermèrent la porte et allèrent s'installer à l'avant. Ce que je savais c'était que je n'avais mal nul part, ou alors mon esprit n'était pas encore remit pour sentir quoique ce soit.
Le camion démarra et les sirènes furent enclenchées. Je sentis la main du docteur prendre la mienne, comme un père ayant peur pour sa fille. Je le regardai dans les yeux... Ses yeux, je les avais déjà vus... Où ? Quand ? Je l'ignorai. Je toisai nos mains liées et remarquai que la mienne tremblée. Elle était également sale, noire, surement à cause de l'incendie. Après réflexion, j'en conclus que le docteur voulait surement me calmer et me rassurer. Il n'avait certainement pas l'habitude de voir ça s'il travaillait à Forks. c'était rare qu'il se passe quelque de cette ampleur ici. Il relacha ma main pour voir si les tremblements s'étaient arrêtés, mais son souhait ne fut pas réalisé. Je tremblai encore un peu. Toujours dans l'intention de me calmer le docteur débuta la conversation

Docteur Cullen : Tu te rappelle ou l'on va ?
Hope : A l'hopital
Docteur Cullen : Oui et c'est moi qui m'occuperai de toi, tout au long de ton séjour.

Interieurement cela me rassura. Je ne sais pas pourquoi, mais je préférai ça. Je me ids qu'il vallait mieu lui que quelqu'un d'autre. Après tout, il était plus apte que quiconque pour me soigner. Il me connaissait déjà un peu plus que les autres medecins présent à l'hôpital. Et puis ses yeux me rassurèrent.
Les sirènes s'arrêtèrent d'un coup et le camion avec. Ils vinrent nous ouvrir et me sortirent du camion toujours allongée sur le brancard. Je pouvais marchai ce que je m'empressai de leur dire.

Docteur Cullen : On ne veut prendre aucuns risque tu comprends ? Tu as l'impression d'aller bien mais cela n'est peut être pas sur.

Jusque là son but de vouloir me calmer marchait, mais plus maintenant. J'avais peut-être quelque chose ? Mon visage ? Mon coeur ? Ma tête ? Mon cerveau ? Ils m'emmenèrent dans une chambre aux murs simplement blancs. Un vrai hôpital. Tout le monde sortit exepté le docteur Cullen qui enfila une paire de gant en plastique. Il s'assit sur un tabouret à mes côtés.


© Fiction-Twilight


# Posté le samedi 03 mai 2008 09:42

Modifié le samedi 14 novembre 2009 16:03