Listen to ♪ All the Things She Said Une odeur... Cette odeur de rêve, de mon rêve. Cette odeur enivrante, cette odeur allégeante. Cette odeur de sang. Elle devenait de plus en plus intence. De plus en plus puissante.
Transportée par ce sentiment de bien être, j'ouvris les yeux. Je découvris un amat de gens autour de moi. Je ne compris rien. Je ne voyais que des silhouettes au dessus de moi. J'en déduis que j'étais allongée sur le sol mouillé. Mais pourquoi étais-je allongée ?
? : Elle se réveille !
?? : Elle est pleine de sang ! Appellez les pompiers !
Sang ? Mais de qui parlent-ils ? Ma vue n'était pas encore totalement revenue correctement. Que s'était-il passé ? J'essayai de m'asseoir sur le bitume mais l'on m'en empécha pretextant que j'étais mal en point. Pourtant je ne sentais rien, je n'avais mal nul part. Je sentais tous mes membres.
Rien n'avait l'air cassé. Ma vue revenait peu à peu au fil du temps. Je commençais à voir les visages des gens, leurs traits. L'odeur enivrante du début se transforma en une odeur nauséabonde. Un arôme de brûler trônait de plus en plus dans l'air. Je décidai de m'asseoir, un homme m'aida.
Autour de moi je n'entendais que des chuchottements, des murmures. Ce devait être les personnes qui m'entouraient qui parlaient. Je regardai tout autour de moi, assise j'allais surement avoir une meilleure idée de ce qui s'était produit. Des flammes, du feu... Une voiture était en feu : ma voiture. Elle était entrain de brûler, encastrée contre la façade d'une épicérie. Des morceaux de verres se trouvaient par terre, du sang également. Mon sang ? Le sang de quelqu'un d'autre ? Je n'en avais strictement aucunes idées. Tout ce qui m'entourait n'était qu'illusion, qu'utopie... Enfin c'est ce que j'esperai. J'aurais voulu être à la place de ces gens qui regardent ce qu'il s'est passé. Se demandant bien pourquoi ? Comment ? Mais malheureusement j'étais la victime de ce drâme.
Ne sachant que dire, ne sachant quoi faire, toujours un peu sonnée, quelqu'un hurla :
? : Un médecin ici ! Vite !
Un médecin, d'une trentaine d'année, s'agenouilla devant moi. Il était d'une étrange beauté. Il était aussi beau que moi je pouvais l'être. Les cheveux blonds, le teint pâle, les yeux ors. Il n'était pas comme les autres personnes.
Soudain le son devint de plus en plus fort, il redevint normal à vrai dire.
Le médecin : Vous m'entendez ?
Je n'arrivai pas à parler, ou je ne le voulais peut être pas. Je le regardai, sans bouger, ne prononçant aucuns mots. Le médecin demanda aux gens autour de nous de s'écarter pour me laisser respirer. Toujours sans parler, j'essayai de me rappeller ce qu'il avait bien pu se passer pour que je sois dans cet état là.
Fouillant dans ma mémoire à la recherche d'un petit indice, je ne quittai pas le docteur des yeux. La seule chose dont je me souvins s'était d'être sortie de chez moi et d'être rentrée dans ma voiture.
Le médecin : Tu t'appelles comment ma grande ?
Il me ramena dans la réalité en allumant une petite lampe torche devant mes yeux. Tout devint plus clair. J'entendais tout, je voyais tout. Les premières minutes que j'avais vécu étaient comme le jour de la naissance.
Je pus enfin parler, je pus enfin pleurer de frustration.
Hope : Que s'est-il passé ? Je suis morte c'est ça ?
Je sentis les larmes me montaient aux yeux. J'avais peut-être oublié ce qu'il s'était passé, mais je sais pourtant une chose : pour la première fois de ma vie, j'ai eu peur. Le médecin me sourit gentillement.
Oscultant mes yeux, il m'expliqua qu'on m'avait retrouvée sur le sol, allongée et inconsciente, ma voiture en feu un peu plus loin. J'essayai encore une fois de me souvenir ce qui s'était passé. Mais rien, seulement un bruit déconcertant vint me casser les oreilles. Le médecin, inquiet, les examina. Il ne remarqua rien. Pour s'assurer que j'allais bien, que je n'avais pas perdu la mémoire il me demanda mon prénom, mon nom et ma date de naissance.
Hope : Hope Parker, je suis née le 15 juin 1992.
Le médecin : Ravi de te rencontrer, je suis le docteur Cullen.
Le docteur Cullen... Ce nom me disait vaguement quelque chose.
Rien de bien précis mais son nom ne m'était pas inconnu. Il me dit que j'allais être amenée à l'hôpital pour quelques exams, pour s'assurer que je n'avais rien de grave. J'acceptai et deux pompiers m'installèrent dans le camion. Je regardai une nouvelle fois cette scène, allongée sur un brancard. Ce feu, cette voiture, ce sang... Je n'avais pourtant rien ... Si c'était moi qui était au volant alors ... Avais-je tué quelqu'un ? Cette idée me fit trésaillir et frémir. J'aurais plutôt préférée ne rien voir de tout cela, et restée endormie.
Mais malheureusement la vie en a voulu autrement. Le docteur Cullen monta avec moi derrière et me souria comme pour me rassurer. Ils refermèrent la porte et allèrent s'installer à l'avant. Ce que je savais c'était que je n'avais mal nul part, ou alors mon esprit n'était pas encore remit pour sentir quoique ce soit.
Le camion démarra et les sirènes furent enclenchées. Je sentis la main du docteur prendre la mienne, comme un père ayant peur pour sa fille. Je le regardai dans les yeux... Ses yeux, je les avais déjà vus... Où ? Quand ? Je l'ignorai. Je toisai nos mains liées et remarquai que la mienne tremblée. Elle était également sale, noire, surement à cause de l'incendie.
Après réflexion, j'en conclus que le docteur voulait surement me calmer et me rassurer. Il n'avait certainement pas l'habitude de voir ça s'il travaillait à Forks. c'était rare qu'il se passe quelque de cette ampleur ici. Il relacha ma main pour voir si les tremblements s'étaient arrêtés, mais son souhait ne fut pas réalisé. Je tremblai encore un peu.
Toujours dans l'intention de me calmer le docteur débuta la conversation
Docteur Cullen : Tu te rappelle ou l'on va ?
Hope : A l'hopital
Docteur Cullen : Oui et c'est moi qui m'occuperai de toi, tout au long de ton séjour.
Interieurement cela me rassura. Je ne sais pas pourquoi, mais je préférai ça. Je me ids qu'il vallait mieu lui que quelqu'un d'autre. Après tout, il était plus apte que quiconque pour me soigner. Il me connaissait déjà un peu plus que les autres medecins présent à l'hôpital. Et puis ses yeux me rassurèrent.
Les sirènes s'arrêtèrent d'un coup et le camion avec. Ils vinrent nous ouvrir et me sortirent du camion toujours allongée sur le brancard. Je pouvais marchai ce que je m'empressai de leur dire.
Docteur Cullen :
On ne veut prendre aucuns risque tu comprends ? Tu as l'impression d'aller bien mais cela n'est peut être pas sur.
Jusque là son but de vouloir me calmer marchait, mais plus maintenant. J'avais peut-être quelque chose ? Mon visage ? Mon coeur ? Ma tête ? Mon cerveau ? Ils m'emmenèrent dans une chambre aux murs simplement blancs. Un vrai hôpital. Tout le monde sortit exepté le docteur Cullen qui enfila une paire de gant en plastique. Il s'assit sur un tabouret à mes côtés.
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